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Gros sous : la Belgique prend du retard sur le déploiement de la 5G


Législation : Les autorités belges se déchirent à propos de la répartition des recettes de la 5G. Face au blocage politique, l'appel d'offres pour la 5G, initialement prévu en 2020 pourrait prendre du retard.

La Belgique est à la traîne sur le déploiement de la 5G. Les dissensions politiques entre les autorités fédérales et fédérées à propos de la répartition des recettes consécutives au futur appel d'offres pour le déploiement de la 5G dans le plat pays pourrait stopper sa mise en place pendant une période d'au moins deux ans. Les négociations achoppent face aux exigences des régions, qui réclament une plus grosse part du gâteau (qui fonctionne actuellement sur une répartition 80/20 en faveur de Bruxelles) suite à la mise aux enchères des bandes de fréquence pour la 5G (qui concernent également la 2G, la 3G et la 4G).

 

Face au blocage politique provoqué par ces dissenssions entre l'Etat fédéral et les régions belges, l'appel d'offres - qui devait allouer les bandes de fréquences pour les 20 prochaines années - prévu pour 2020, a été repoussé sine die. "Tant qu’un accord n’est pas trouvé, nous sommes dans l’impossibilité d’organiser la mise aux enchères des fréquences", a en effet reconnu Michaël Van Bellinghen, le président du régulateur des télécoms (IBPT) belge dans les colonnes du quotidien belge "L'Echo".

Si les organisations patronales et les opérateurs plaident outre-Quiévrain pour que les enchères des fréquences existantes pour la 3G et la 4G soient dissociées de celle pour la bande des 3,6 gigahertz pour la 5G, il y'a peu de chances que cette proposition soit entendue par les autorités. Un prochain point d'étape pour la 5G a en effet été fixé au mois de mai, c'est-à-dire après des prochaines élections prévue en mai, qui pourra peut-être rebattre les cartes avec la formation d'un nouveau gouvernement.

"J'avais proposé de donner notre feu vert à la mise aux enchères et de mener les discussions sur la répartition par la suite. Mais ce n'était pas possible. Maintenant, nous risquons de perdre 2 ans", a regretté le ministre en charge des Télécoms, Philippe De Backer, alors que l'appel d'offres, qui devait également permettre l'arrivée d'un quatrième opérateur en Belgique, a également été repoussé à une date ultérieure.

Pour rappel, l'appel d'offres organisé dans l'hexagone pour l'octroi des bandes de fréquences nécessaires au déploiement de la 5G sera lancé à l'automne 2020 sous le patronage de l'Arcep.

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