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Hausse de tarifs des opérateurs : comment les éviter


Business : Bouygues Télécom, SFR et Free mobile font face à la grogne de l'UFC-Que Choisir qui alerte sur une hausse de leurs tarifs. Et livre des astuces pour s'en dédouaner.

Dans un message publié sur son site, l'UFC-Que Choisir s'en est pris à  Bouygues Télécom, SFR et Free mobile. En cause une hausse des tarifs appliqués par ces derniers à leurs clients. "S’ils n’y prennent pas garde, les abonnés concernés pourraient découvrir de bien mauvaises surprises sur leurs prochaines factures. Il existe néanmoins des solutions pour limiter la casse", a fait savoir l'association de défense des consommateurs.

 

Dans le détail, celle-ci prend notamment la défense des abonnés Bouygues ayant souscrit certains forfaits Bbox, qui verront bientôt leur abonnement augmenter de 3 euros par mois. Même situation pour les abonnés de certains forfaits mobiles de SFR et de sa marque low-cost Red, qui verront leur facture mensuelle augmenter de 2 euros.

"Quant à Free mobile, s’il n’augmente pas à proprement parler ses forfaits, il revoit à la hausse les tarifs des appels passés vers de très nombreuses destinations étrangères, et pas qu’un peu !", indique l'association, qui fait savoir qu'à partir du 1er mars, les abonnés au forfait à 2 euros verront les appels vers 96 destinations passer au tarif unique de 1,35 euro la minute.

Pas de recours possible pour les abonnés Free

"Les abonnés concernés par ces hausses de tarif ont beau s’émouvoir, à juste titre, de ces pratiques qu’ils jugent injustes, la loi est du côté des opérateurs : Bouygues, SFR et Free sont en droit d’augmenter leurs prix comme bon leur semble à condition d’en avertir leurs clients par écrit au moins un mois avant l’entrée en vigueur de la hausse", reconnait toutefois l'association, avant de livrer quelques astuces sur les moyens d'éviter de voir sa facture grimper.

"Bouygues Télécom et SFR laissent en effet aux abonnés qui le souhaitent la possibilité de refuser la hausse à condition de le faire dans les 4 mois suivant la date du changement. Il leur suffit pour cela de se rendre sur leur espace client en ligne", explique l'UFC-Que Choisir, qui alerte tout de même sur les limites de cette méthode, plusieurs abonnés n'ayant en effet pas réussi à se connecter à la page leur permettant de valider le refus.

Si l'opposition aux hausses de tarifs est possible chez Bouygues Télécom et SFR, ce n'est pas le cas chez Free Mobile, qui n’offre pas la possibilité de refuser les augmentations, "mais n’en respecte pas moins la loi dans la mesure où ses offres sans engagement permettent aux abonnés de résilier leur contrat 'sans frais', comme l’exige l’article L. 224-33 du code de la consommation", indique l'association. Et de regretter que "ces hausses de tarifs ne sont pas une première. Pour les opérateurs, il s’agit d’un bon moyen d’augmenter leurs revenus sans faire fuir trop de clients. Nul doute, vu la concurrence qui règne actuellement dans le domaine des télécoms, que cette tendance va perdurer".

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5 réponses
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  • Et dire que quand free est arrivé sur ce marché, Niel a abusé des ficelles traditionnelles du "les 3 autres sont des escrocs, venez à moi, aie confiaaaaannnnnce". En fait, Niel a juste oublié de dire que les 3 autres prenaient références sur free pour ce qui est d'escroquer les CONsommateurs
  • 
  • Toute entreprise n'a qu'un objectif: Le bien-être de ses actionnaires.
    Tout le reste, le peuple, le respect de la loi, les besoins de ses clients, ses employés, etc.
    Tout! Tout! Tout est secondaire!

    Il serait temps que toutes les entreprises soient au service de leurs employés et du peuple... Exclusivement!... Ou presque.
      
    • si les entreprise n'avaient que cet objectif, il n'en resteraient plus beaucoup en vie, sachant aussi qu'il y a un million de pme dont la majorité n'ont pas ouvert leur capital.
      Toute entreprise a pour objectif de se développer pour dégager des bénéfices qui lui permettra d'investir pour rester compétitive.

      Quand aux diaboliques dividendes, il faut expliquer que les dividendes ne sont quels intérêts payés à ceux qui prêtent leur argent aux entreprises pour se développer et avec un gros risque sur le capital. Et ce taux d’intérêt n’est que de 3,5% en moyenne sur la CAC, ce qui est faible et aucune banque ne prêterait à ce taux avec autant de risques.
      A noter que le cours d’illiad est passé de 230e à moins de 100e ! les actionnaires qui n’ont pas vendu ont perdu 60% de leur capital ! (j’ai cru comprendre que XN conscient que son modèle de dumping favorisé et aidé par le régulateur n’était pas viable dans la durée et avait vendu, 60% de participation au départ…)

      Il y a plus de 30% de petits porteurs, et si les 3500 milliards d’assurance vie qui dorment étaient investis en action, on aurait une bien meilleure croissance.

      En revanche, il peut y avoir des pressions des gros porteurs mais encore une fois les dividendes sont faibles en revenus, car on claironne des chiffres forts et provocateurs en valeur absolue mais sans expliquer les valeurs relatives : 50 milliards sur le CAC40, certes mais pour une capitalisation qui est de 1500 milliards ! donc 3,5%..et je suis d’accord pour une représentation plus importante des salariés dans les conseils d’administration.

      Mais encore une fois, une entreprise qui ne paye pas d’intérêts à un taux correct risque de voir le cours plonger et donc avec le risque de rachat opportunistes qui seront peut être plus dangereux pour le personnel…

      Ceci étant, totalement d'accord sur la recherche de l'intérêt général, mais c'est pas si simple vu que les clients achètent low cost, donc votent pour les délocalisations, la production en chine, la précarité, le travail au noir... les entreprise sont obligées de s'adapter pour survire...c'est le client qui a le pouvoir..
  • 
  • Etrange comme tout est rendu polémique dans ce secteur dit concurrentiel mais en fait administré, c’est peut être bien la raison de défenses d’intérêts particuliers rendus possibles par la régulation qui créé ce climat sinon la vraie concurrence en ferait son affaire.
    Car qui va se plaindre que la BM on augmenté ou que la toyota est en baisse ?

    Tout d’abord quel est le bon niveau de prix et en quoi est ce une augmentation est anormale ?

    il faut commencer par rappeler qu’il faut payer des milliards sur le mobile pour avoir des fréquences, des milliards pour déployer les réseaux, payer aussi la taxe sur la production (impôts supplémentaire français, on taxe l’outil de production avant d’avoir fait un euro de CA.. !), payer l’impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), les redevances de plus en plus élevées de surfaces sur les bâtiments pour les antennes (baux)…etc… et tout ça avant d’avoir réalisé un euro de chiffre d’affaires…

    Donc le prix pour rentabiliser toutes ces dépenses colossales ne peut pas être très faible. IL suffit aussi d’examiner le résultat net par opérateur pour s’apercevoir qu’il n’ rien d’atypique par rapport aux autres entreprises et que les gros investisseurs ont des dizaines de milliards de dette, donc sommes qui n’ont pas pu être financées par les bénéfices annuels, les explications ci-dessus expliquent en partie pourquoi – la réalité économique est bien loin des slogans classiques de dénigrement gratuit.

    Ensuite il faut se demander si on n’a pas perverti le système et que les prix n’ont plus de repères.

    Car effectivement le niveau d’investissement est très élevé par opérateurs (7,5 milliards Orange, 3,5 num SFR, 1,5 bouygue set free), et donc comment se fait il que l’évolution des parts de marchés ont été inversement proportionnelles aux nouveaux investissements ? (le mobile a été créé après l’ouverture du monopole, chacun est parti de zéro)
    dans quel secteur économique concurrentiel, plus on investit pour couvrir le territoire et doc pour glaner des clients, plus on perd de parts de marchés ? Quels sont les mécanismes de « régulation » qui rendent la chose possible alors qu’avec une vraie concurrence ouverte et symétrique, ça ne serait pas possible et qu’on aurait une vraie compétition plus saine et plus dynamique ?

    Et puis, un tarif à 2e est il rationnel ? sachant que si on dégage 10% de marge pour financer l’investissement annuel d’au moins un milliard, il faudrait 440 millions clients sur le territoire, et que donc si les 4 opérateurs faisaient de même, il en faudrait 1,7 milliards ? cherchez l’erreur… !
  • 
  • Donc comment se fait il que ce soit possible dans un vrai monde concurrentiel ? est ce que le prix était en relation avec l’économie ? en quoi et comment « la régulation » rend la chose possible et est ce durable ?
    Est-ce que le fait de laisser faire un écrémage urbain quand d’autres couvrent le territoire est une concurrence équitable et donc lorsque la pression est faite (mollement) pour couvrir, est ce que ça ne va pas provoquer un ré-équilibrage obligatoire des tarifs ?.

    J’ai maintes fois expliqué ces « mécanismes concurrentiels » qui perdurent plus de 20 ans après l’ouverture du monopole et qui pervertissent la concurrence, sont contreproductifs parce qu’anticoncurrentiels et qu’ils freinent l’investissement voire qu’ils imposent mécaniquement la dépense publique en ZMD pour le FTTH par ex, d’où le recours à la dépense publique non maitrisée et totalement évitable si on passe à une vraie concurrence symétrique et ouverte et avec un cahier des charges équitable en couverture, sur le fixe comme sur le mobile.

    Mais étrangement ce n’est jamais expliqué, on ne parle que d’une concurrence effrénée quand il s’agit surtout d’un tout autre phénomène…et de façon évidente si on creuse un peu car une observation rapide comme ci-dessus entre investissements, tarifs, couverture, parts de marchés, résultats est totalement incohérente, donc il y a bien autre chose..
    la fameuse « régulation » d’un marché qui pourrait être autrement plus performant si on était dans une vraie concurrence où là les ratios sont cohérents et les résultats globaux plus satisfaisants, car il faut rappeler que pour le FTTH par ex, le contribuable va payer 250e/ménage pendant 10 ans pour avoir la fibre (ou non, le contribuable paiera quand même !) alors que pour avoir du débit THD (peu importe la techno et il y en a de bien plus performantes), il n’y a pas besoin de dépense publique et la couverture serait bien plus rapide – dépense provoquée par le montage financier du régulateur qui rend artificiellement les zones moins denses non rentables, en plus de la techno ruineuse imposée…
    Tout comme c’est le contribuable qui paye les zones blanches mobile et avec les mécanismes de régulation imposés, ça risque d’être beaucoup plus conséquent en 5G à cause du grand nombre d’antennes nécessaires…

    Donc ces rééquilibrages ont peut être des causes qui n’ont pas grand chose à voir avec un marché concurrentiel et une concurrence effrénée…
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